8e Réunion conjointe des Réseaux ENIC et NARIC
Riga, l’Université de Lettonie,  le 3-5 Juin 2001

Point 5    
QUESTIONS RELATIVES A LA RECONNAISSANCE DANS LE PROCESSUS DE BOLOGNE: SUITE AUX CONFERENCES DE SALAMANQUE ET PRAGUE (Annexes)

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RESEAU ENIC (CONSEIL DE L’EUROPE/UNESCO)
RESEAU NARIC (COMMISSION EUROPEENNE)

DGIV/EDU/HE(2001) 01 rév.
ED-2001/UNESCO-CEPES/ENIC.8/3
COM 6/01-3
Strasbourg, 24 janvier 2001
Orig. anglais

Groupe de travail sur les questions relatives a la reconnaissance
dans le Processus de Bologne

QUESTIONS RELATIVES A LA RECONNAISSANCE DANS LE PROCESSUS DE BOLOGNE – RAPPORT FINAL (Annexes)

Direction Générale IV: Education, Culture et Patrimoine , Jeunesse et Sport (Direction de l’Education et de l’Enseignement supérieur - Division de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) du Conseil de l’Europe, Centre européen pour l’Enseignement supérieur de l’UNESCO (UNESCO-CEPES) et Direction Générale pour l’Education et de la Culture de la Commission européenne

POINT 5 (Annexes)

ANNEXE I Déclaration de Bologne
ANNEXE II
MEMBRES DU GROUPE DE TRAVAIL

L’ESPACE EUROPÉEN DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR
Déclaration commune des ministres européens de l’éducation réunis a Bologne le 19 juin 1999

La construction européenne, grace aux réalisations extraordinaires de ces dernicres années, devient une réalité de plus en plus concrcte et pertinente pour l’Union et ses citoyens. Les perspectives d’élargissement, ainsi que les liens de plus en plus étroits qui se tissent avec d’autres pays européens, enrichissent encore cette réalité de dimensions nouvelles. En mzme temps, nous assistons a une prise de conscience grandissante, dans l’opinion publique comme dans les milieux politiques et universitaires, de la nécessité de construire une Europe plus complcte et plus ambitieuse, s’appuyant notamment sur le renforcement de ses dimensions intellectuelles, culturelles, sociales, scientifiques et technologiques.
Il est aujourd’hui largement reconnu qu’une Europe des Connaissances est un facteur irremplaeable du développement social et humain, qu’elle est indispensable pour consolider et enrichir la citoyenneté européenne, pour donner aux citoyens les compétences nécessaires pour répondre aux défis du nouveau millénaire, et pour renforcer le sens des valeurs partagées et de leur appartenance a un espace social et culturel commun.
L’importance primordiale de l’éducation et de la coopération dans l’enseignement pour développer et renforcer la stabilité, la paix et la démocratie des sociétés est universellement reconnue, et d’autant plus aujourd’hui au vu de la situation en Europe du sud-est.
La Déclaration de la Sorbonne du 25 mai 1998, qui s’inspirait de ces mzmes considérations, mettait en exergue le role clé des universités dans le développement des dimensions culturelles européennes. Elle insistait sur la nécessité de créer un espace européen de l’enseignement supérieur, comme moyen privilégié pour encourager la mobilité des citoyens, favoriser leur intégration sur le marché du travail européen et promouvoir le développement global de notre continent.
Plusieurs pays européens ont accepté l’invitation qui leur a été faite de s’engager a réaliser les objectifs énoncés dans la déclaration, en la signant ou en exprimant leur accord de principe. Les orientations de plusieurs réformes de l’enseignement supérieur entreprises depuis lors en Europe témoignent de la volonté d’agir de nombreux gouvernements.
Les établissements d’enseignement supérieur en Europe ont, pour leur part, relevé le défi en jouant un role clé dans la construction de l’espace européen de l’enseignement supérieur, suivant aussi les principes fondamentaux énoncés en 1988 dans la Magna Charta Universitatum. Ce point est d’une importance capitale, puisque l’indépendance et l’autonomie des universités sont garantes des capacités des systcmes d’enseignement supérieur et de recherche de s’adapter en permanence a l’évolution des besoins, aux attentes de la société et aux progrcs des connaissances scientifiques.
Les orientations ont été définies dans la bonne direction avec des objectifs significatifs. La réalisation d’une plus grande compatibilité et comparabilité entre les différents systcmes d’enseignement supérieur exige néanmoins une dynamique soutenue pour ztre pleinement accomplie. Nous devons soutenir cette dynamique a travers la promotion de mesures concrctes permettant d’accomplir des progrcs tangibles. La réunion du 18 juin a rassemblé des experts et des universitaires de tous nos pays, et nous a apporté des idées trcs utiles sur les initiatives a prendre.
Nous devons en particulier rechercher une meilleure compétitivité du systcme européen d’enseignement supérieur. Partout, la vitalité et l’efficacité des civilisations se mesurent a l’aune de leur rayonnement culturel vers les autres pays. Nous devons faire en sorte que le systcme européen d’enseignement supérieur exerce dans le monde entier un attrait a la hauteur de ses extraordinaires traditions culturelles et scientifiques.
En affirmant notre adhésion aux principes généraux de la Déclaration de la Sorbonne, nous nous engageons a coordonner nos politiques pour atteindre, a court terme et en tout cas avant la fin de la premicre décennie du nouveau millénaire, les objectifs suivants, qui sont pour nous d’intérzt primordial pour la création de l’espace européen de l’enseignement supérieur et la promotion de ce systcme européen a l’échelon mondial :

Adoption d’un systcme de diplomes facilement lisibles et comparables, entre autres par le biais du " Supplément au diplome ", afin de favoriser l’intégration des citoyens européens sur le marché du travail et d’améliorer la compétitivité du systcme d’enseignement supérieur européen a l’échelon mondial ; Adoption d’un systcme qui se fonde essentiellement sur deux cursus, avant et aprcs la licence. L’acccs au deuxicme cursus nécessitera d’avoir achevé le premier cursus, d’une durée minimale de trois ans. Les diplomes délivrés au terme du premier cursus correspondront a un niveau de qualification approprié pour l’insertion sur le marché du travail européen. Le second cursus devrait conduire au mastcre et / ou au doctorat comme dans beaucoup de pays européens.

Mise en place d’un systcme de crédits – comme celui du systcme ECTS – comme moyen approprié pour promouvoir la mobilité des étudiants le plus largement possible. Les crédits pourraient également ztre acquis en dehors du systcme de l’enseignement supérieur, y compris par l’éducation tout au long de la vie, dans la mesure ol ceux-ci sont reconnus par les établissements d’enseignement supérieur concernés.

Promotion de la mobilité en surmontant les obstacles a la libre circulation, en portant une attention particulicre a :

- pour les étudiants, l’acccs aux études, aux possibilités de formation et aux services qui leur sont liés,

- pour les enseignants, les chercheurs et les personnels administratifs, la reconnaissance et la valorisation des périodes de recherche, d’enseignement et de formation dans un contexte européen, sans préjudice pour leurs droits statutaires.

Promotion de la coopération européenne en maticre d’évaluation de la qualité, dans la perspective de l’élaboration de critcres et de méthodologies comparables.

Promotion de la nécessaire dimension européenne dans l’enseignement supérieur, notamment en ce qui concerne l’élaboration de programmes d’études, la coopération entre établissements, les programmes de mobilité et les programmes intégrés d’étude, de formation et de recherche.

Par cette déclaration, nous nous engageons a réaliser ces objectifs - dans le cadre de nos compétences institutionnelles et en respectant pleinement la diversité des cultures, des langues, des systcmes éducatifs nationaux et l’autonomie des universités – afin de consolider l’espace européen de l’enseignement supérieur. A cette fin, nous poursuivrons dans la voie de la coopération intergouvernementale, ainsi que dans celle des organisations non gouvernementales européennes compétentes dans le domaine de l’enseignement supérieur. Nous comptons a nouveau sur la réponse prompte et positive des établissements d’enseignement supérieur et sur leur contribution active au succcs de nos efforts.

Convaincus que la création réussie d’un espace européen de l’enseignement supérieur nécessite des efforts permanents de soutien, de suivi et d’adaptation pour répondre a des besoins en évolution constante, nous avons décidé de nous réunir a nouveau d’ici deux ans afin d’évaluer les progrcs accomplis et les nouvelles mesures a mettre en place.

Caspar EINEM

ministre fédéral des sciences et des transports

(Autriche)

Gérard SCHMIT

directeur général de la communauté franeaise

ministcre de l'enseignement supérieur et de la recherche

(Belgique)

Jan ADE

directeur général

ministcre de la communauté flamande

département de l'éducation

(Belgique)

Anna Maria TOTOMANOVA

vice-ministre de l'éducation et de la science (Bulgarie)

Eduard ZEMAN

ministre de l'éducation, de la jeunesse et des sports

(République tchcque)

Margrethe VESTAGER

ministre de l'éducation

(Danemark)

Tonis LUKAS

ministre de l'éducation

(Estonie)

Maija RASK

ministre de l'éducation et de la science

(Finlande)

Claude ALLEGRE

ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie

(France)

Wolf-Michael CATENHUSEN

secrétaire d'Etat parlementaire

ministcre fédéral de l'éducation et de la recherche

(Allemagne)

Ute ERDSIEK-RAVE

ministre de l'éducation, de la science et de la recherche du Land de Schleswig-Holstein

(conférence permanente des ministres de la culture des Länder allemands)

Gherassimos ARSENIS

ministre de l'éducation nationale et des cultes

(Grcce)

Adam KISS

secrétaire d'Etat adjoint a l'enseignement supérieur et a la science

(Hongrie)

Gudridur SIGURDARDOTTIR

secrétaire général

ministcre de l'éducation, de la science et de la culture (Islande)

Pat DOWLING

directeur général

ministcre de l'éducation et de la science

(Irlande)

Ortensio ZECCHINO

ministre des universités et de la recherche scientifique et technologique

(Italie)

Tatiana KOKEK

ministre d'Etat de l'enseignement supérieur et de la science

(Lettonie)

Kornelijus PLATELIS

ministre de l'éducation et de la science

(Lituanie)

Erna HENNICOT-SCHOEPGES

ministre de l'éducation nationale et de la formation professionnelle

(Luxembourg)

Louis GALEA

ministre de l'éducation

(Malte)

Loek HERMANS

ministre de l'éducation, de la culture et de la science

(Pays-Bas)

Jon LILLETUN

ministre de l'éducation, de la recherche et des cultes

(Norvcge)

Wilibald WINKLER

sous-secrétaire d'Etat a l'éducation nationale

(Pologne)

Eduardo Mareal GRILO

ministre de l'éducation

(Portugal)

Andrei MARGA

ministre de l'éducation nationale

(Roumanie)

Milan FTACNIK

ministre de l'éducation

(République slovaque)

Pavel ZGAGA

secrétaire d'Etat a l'enseignement supérieur

(Slovénie)

Jorge FERNANDEZ DIAZ

secrétaire d'Etat a l'éducation, aux universités, a la recherche et au développement

(Espagne)

Agneta BLADH

Secrétaire d'Etat a l'éducation et a la science

(Sucde)

Charles KLEIBER

secrétaire d'Etat a la science et a la recherche

(Confédération suisse)

baronne Tessa BLACKSTONE of Stoke Newington

ministre d'Etat a l'éducation et a l'emploi

(Royaume-Uni)

 

 

ANNEXE II

MEMBRES DU GROUPE DE TRAVAIL

Président : M. Jindra Divis, ENIC/NARIC néerlandais
Membres : Mme Carita Blomqvist, ENIC/NARIC finlandais
Mme Graea Fialho, Université de Lisbonne
M. Guy Haug, CRE - Association des Universités européennes
Mme Chantal Kaufmann, ENIC/NARIC belge (Communauté franeaise) - Vice-présidente du Réseau ENIC
Mme Jette Kirstein, ENIC/NARIC danois (jusqu’au 31 octobre 2000 ;
Cirius a partir du 1er novembre 2000)
Mme Ginette Nabavi, Commission européenne/DG Éducation et Culture
- Présidente du Réseau NARIC
M. Ulf Öhlund, ENIC/NARIC suédois
M. Andrejs Rauhvargers, ENIC/NARIC letton
- Président du Réseau ENIC
M. Jan Sadlak, Directeur de l’UNESCO-CEPES
Mme Stipanka Skuhrova, ENIC/NARIC tchcque
M. Lazar Vlnsceanu, Spécialiste des Programmes - Directeur adjoint de l’UNESCO-CEPES
M. Christian Tauch, Conférence des Recteurs allemands (HRK), a participé a la réunion finale du Groupe de travail
Secrétaire : M. Sjur Bergan, Chef de la Division de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du Conseil de l’Europe

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