8e Réunion conjointe des Réseaux ENIC et NARIC
Riga, l’Université de Lettonie,  le 3-5 Juin 2001

Point 6   
STRATÉGIES FUTURES DES RÉSEAUX

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RESEAU ENIC (CONSEIL DE L’EUROPE/UNESCO)
RESEAU NARIC (COMMISSION EUROPEENNE)
8e Réunion conjointe, Riga, l’Université de Lettonie,  le 3-5 Juin 2001

DGIV/EDU/HE(2001) 2
ED-2001/UNESCO-CEPES/ENIC.8/4
COM6/01-4
Strasbourg/Bucarest/Bruxelles, le 2 mai 2001

STRATÉGIES FUTURES DES RÉSEAUX

Direction générale IV: Education, Culture et Patrimoine, Jeunesse et Sport (Direction de l’Education et de l’Enseignement supérieur – Division de l’Enseignement supérieur et de la Recherche) du Conseil de l'Europe, Centre européen pour l’enseignement supérieur de l’UNESCO (UNESCO-CEPES) et Direction générale de l’education et de la Culture de la Commission européenne.

POINT 6

Distribution: réunion
http://culture.coe.fr/her
(acccs réservé)
http://www.cepes.ro/hed/recogn/networks

PROJET DE DOCUMENT STRATÉGIQUE POUR LE RÉSEAU ENIC 2001-2005

MsWord format

Introduction

Le présent document est destiné a ouvrir une discussion sur les stratégies du réseau ENIC au cours de la période 2001-2005. Le réseau ENIC discute habituellement de son plan de travail lors de ses réunions annuelles mais il semble qu’un examen a mi-parcours des principales questions s’impose. Cela est d’autant plus important que le processus de Bologne a clairement inscrit les questions de reconnaissance a l’ordre du jour de l’enseignement supérieur en Europe.

Le présent document a été examiné pour la premicre fois a la réunion du Bureau de l’ENIC et du Conseil consultatif du NARIC le 8 mars. Sur la base de cet examen, le présent document est soumis a la réunion de l’ENIC/NARIC a Riga (3-5 juin). Les secrétariats souhaiteraient remercier Jindra Divis et Andrejs Rauhvargers d’avoir travaillé sur ce premier projet qui découle dans une large mesure du groupe de travail de l’ENIC sur les questions de reconnaissance dans le cadre du processus de Bologne.

Cadre général

Le réseau européen de centres nationaux d’information sur la reconnaissance et la mobilité académiques (ENIC) commun au Conseil de l'Europe et a l’Unesco regroupe les centres nationaux d’information sur la reconnaissance et la mobilité académiques. Des ENIC existent actuellement dans quarante-deux pays de la région européenne et au-dela de l’Europe en Australie, au Canada, en Israel, aux Etats-Unis et dans certains pays non européens de l’ex-URSS. La création de centres nationaux d’information sur la reconnaissance et la mobilité académiques est définie dans la Convention de Lisbonne sur la reconnaissance (art. IX.2) comme l’un des devoirs des parties a la Convention.

Objet du réseau: objectifs

D’aprcs le mandat du réseau ENIC, tel que formulé par les autorités compétentes pour 1998/2000 (et renouvelable tous les deux ans), les objectifs du réseau sont les suivants:

Le réseau ENIC est mis en place en vue de faciliter la coopération entre les centres nationaux d’information sur la reconnaissance et la mobilité académiques en Europe. Les objectifs du réseau sont les suivants:

  1. promouvoir l’échange d’informations entre les centres membres;
  2. servir de tribune pour l’échange de vues sur les questions marquantes en maticre de mobilité et de reconnaissance académiques européennes;
  3. favoriser la coopération pratique entre les centres membres;
  4. soutenir le développement des services offerts par ses membres a la communauté de l’enseignement supérieur, comme des publications et d’autres services d’information.

Le réseau ENIC coopcre étroitement avec le réseau NARIC de la Commission des Communautés européennes.

Le réseau ENIC élabore des propositions d’activités qu’il soumet au CDCC et au CEPES/Unesco, qui assure le secrétariat du Comité régional (Unesco), aux frais de leur inclusion dans leurs programmes de travail respectifs.

Réalisations du réseau

Le réseau ENIC (avec le réseau NARIC) a contribué de nombreuses manicres a faciliter la reconnaissance en Europe au fil des années.

  1. Le réseau constitue une source d’information indispensable pour ceux qui évaluent les titres universitaires au niveau national, en premier lieu au sein des ENIC/NARIC eux-mzmes. Un fichier d’adresses et un site Internet en construction confirment ce role de l’ENIC. Le fichier d’adresses est devenu un instrument qui permet a un centre membre de l’ENIC de demander des informations aux centres apparentés dans quarante-deux pays en mzme temps, ce qui permet d’obtenir des réponses rapides concernant des systcmes éducatifs moins bien connus, le statut de tel ou tel institut dans le monde et les pratiques courantes de reconnaissance de titres universitaires particuliers. De nombreux ENIC signalent qu’ils diffusent des publications, organisent des activités d’information au niveau de l’enseignement supérieur et répondent a des questions individuelles sur une base quotidienne.
  2. Le réseau est la plus importante tribune internationale pour identifier, examiner et résoudre les problcmes de reconnaissance. Les groupes de travail, qui traitent de certains problcmes de reconnaissance ou de certaines régions, sont un instrument important. A titre d’exemples de groupes de travail et de résultats obtenus, on peut citer:
    1. • un groupe de travail (avec la Commission européenne) sur le supplément au diplome, conduisant a un supplément au diplome révisé qui est désormais diffusé et largement utilisé;

    1. • un groupe de travail sur l’éducation transnationale, qui a abouti a un projet de code de bonnes pratiques en la maticre;

      • un groupe de travail sur les méthodes d’évaluation des titres universitaires a la lumicre de la Convention de Lisbonne sur la reconnaissance, qui a donné lieu a un projet de recommandation sur les critcres et les procédures d’évaluation des qualifications étrangcres et des périodes d’études a l’étranger;

      • un groupe de travail sur le systcme éducatif russe, qui a abouti a un document intitulé: reconnaissance mutuelle des qualifications: la Fédération de Russie et les autres pays européens;

      • un groupe de travail sur les conséquences du processus de Bologne pour la reconnaissance internationale, qui a débouché sur le document intitulé Problcmes de reconnaissance dans le processus de Bologne – Rapport final.

  3. Le réseau conseille les autorités nationales et internationales en maticre de conception et de mise en ?uvre de stratégies d’orientation concernant les questions de reconnaissance. Dans le cadre du processus de Bologne, le réseau, ainsi que chaque ENIC au niveau national, peut offrir des conseils importants sur la conception des structures et des politiques en maticre de qualifications.
  4. Le réseau est un organe de conseil important pour les autorités nationales et internationales en ce qui concerne l’élaboration et la mise en ?uvre de la législation sur la reconnaissance. Il a joué un role essentiel dans l’élaboration de la Convention de Lisbonne sur la reconnaissance et de textes subsidiaires a la Convention (portant a ce jour sur la reconnaissance de qualifications acquises a l’étranger (adopté), sur l’éducation transnationale (a l’examen) et sur les critcres et procédures d’évaluation des qualifications étrangcres (a l’examen)).

  5. Le réseau joue un role important dans la promotion et la diffusion d’instruments sur la transparence comme le supplément au diplome et dans une certaine mesure le systcme de crédits européens (ECTS).

Le réseau et les différents ENIC

La principale question qu’il convient de garder présente a l’esprit lorsque l’on discute du role futur des réseaux est la différence de role, de statut et de taille de chaque ENIC dans son contexte national. Le réseau dans son ensemble doit tenir compte de ces différences lorsqu’il propose des actions, car il est important qu’un nombre aussi important d’ENIC que possible puisse soutenir et mettre en ?uvre comme il convient dans leur pays les mesures suggérées par le réseau. Toutefois, il n’est pas nécessaire que tous les ENIC prennent part a toutes les actions proposées. Tout dépend de la situation nationale, du role national de chaque ENIC et de sa capacité. Le réseau devrait montrer la voie et indiquer la direction dans laquelle lui-mzme et les ENIC devraient aller dans le futur (proche).

Développements et activités prévus

Le cadre d’une discussion stratégique sur les ENIC est naturellement l’état actuel de l’enseignement en Europe et au-dela et plus important, l’évolution future attendue. Par environnement, ou entend ici le «processus de Bologne» et plus précisément son évolution et ses conséquences pour la reconnaissance internationale. Cette évolution et ses conséquences sont développées dans le document du groupe de travail de l’ENIC intitulé: les questions de reconnaissance dans le processus de Bologne – Rapport final, qui est a la base des questions d’orientation susmentionnées.

Le réseau devrait se concentrer sur certaines catégories d’activités qu’il est possible de répartir en gros diviser en activités traditionnelles et nouvelles ou relativement nouvelles.

Activités classiques des ENIC

Les activités classiques des ENIC, outre les évaluations des titres universitaires au cas par cas, concernent la production et la diffusion d’informations et l’offre de conseils en maticre de politique, de législation et d’instruments de reconnaissance. Etant donné toutefois que de nombreuses réalisations ont déja été obtenues, les activités classiques prendront de nouvelles directions, d’ol des défis différents.

1. De la législation aux normes et aux codes

L’existence d’un cadre juridique national, déja en place pour l’essentiel, est l’une des conditions nécessaires pour la reconnaissance internationale. Toutefois, la législation n’est pas le seul moyen de réglementer la reconnaissance. Le réseau devrait se concentrer sur la mise en ?uvre des activités, ce qui suppose de promouvoir a la fois la ratification de la Convention de Lisbonne le cas échéant (sont visées les autorités nationales) et de mettre en ?uvre comme il faut la législation internationale (aux fins de reconnaissance et/ou des instituts d’enseignement supérieur). Parallclement, le réseau devrait privilégier l’élaboration, la codification et la promotion de normes communes de reconnaissance a l’échelle européenne, par exemple sous la forme de codes de bonnes pratiques, qui renvoie a la fois a la méthodologie et a la procédure applicables a la reconnaissance internationale. Ainsi, le réseau aborde le domaine de l’éducation, qui est un domaine en mutation constante, de manicre souple.

2. L’importance croissante de l’information

Le fait que la structure des diplomes de nombreux pays européens, y compris en principe tous les pays parties au processus de Bologne, s’uniformisera, facilitera en fin de compte la reconnaissance des titres universitaires en cause. Il faudra toutefois que la circulation d’information soit importante et fiable. Le réseau et chaque ENIC ont une grande expérience de la collecte et de la diffusion d’informations sur les systcmes éducatifs, les qualifications, la reconnaissance et également les questions de qualité de l’enseignement supérieur par rapport a la reconnaissance. A cet égard, ils ont beaucoup a offrir aux enseignants.

3. Différenciation régionale et extension du champ d’application a de nouvelles régions

Grace a sa vaste expérience de la question, le réseau est parfaitement a mzme d’aider des régions spécifiques du monde a mettre en place, si nécessaire, une infrastructure institutionnelle de reconnaissance. Cela vaut pour la «région d’origine», c’est-a-dire la région Europe de l’Unesco ainsi que pour d’autres parties du monde. Dans ce dernier cas, l’assistance ne concerne pas seulement l’infrastructure institutionnelle des dispositifs nationaux mais également la constitution d’un réseau régional selon le cas. En outre, les activités internationales du réseau devraient également ztre pertinentes du point de vue de la «dimension externe» du processus de Bologne. Le réseau est particulicrement a mzme de rendre clairs ou transparents les nouveaux développements intervenus dans l’enseignement supérieur européen de manicre que les titres universitaires européens soient convenablement reconnus a l’étranger, ce qui est actuellement considéré comme une partie importante de la poursuite du processus de Bologne.

Nouvelles activités

Les activités mentionnées ci-dessous concernent l’importance croissante d’une cible relativement nouvelle (le marché du travail) et l’évolution de l’enseignement qui appelle des méthodes différentes d’évaluation. Enfin et surtout, de nouvelles relations (employeurs, organismes d’assurance-qualité) apparaitront.

1. Reconnaissance du marché du travail: une nouvelle approche

Bien que de nombreux ENIC évaluent déja les titres universitaires pour ceux qui recherchent un emploi ou pour les employeurs et servent mzme de point d’information pour les directives de l’UE, d’une manicre générale, le marché du travail n’est pas le client traditionnel de la plupart de ces centres. De tout temps, les centres nationaux d’équivalence se sont essentiellement intéressés a la reconnaissance académique et ont étendu leurs services au marché du travail. Toutefois, sous l’effet de la transformation des principes de la reconnaissance académique ol la reconnaissance a pris le pas sur l’équivalence et la comparaison de l’évaluation des niveaux et des résultats de l’apprentissage sur celle de chaque cours, les évaluations ne diffcrent plus de celles effectuées a des fins académiques. Dans le dernier cas, les ENIC tiennent-ils compte des besoins spécifiques du marché du travail? Des contacts périodiques sont-ils entretenus avec les partenaires sociaux? Pourtant, avec la mobilité croissante des professionnels, il faudra s’attaquer de fait a la reconnaissance professionnelle. Il serait souhaitable que le réseau relcve ce défi.

Cela suppose de trier et d’adapter les méthodologies et les procédures utilisées et, point essentiel, de travailler en étroite coopération avec les partenaires sociaux. A cette fin, le réseau devrait nouer les contacts officiels indispensables au niveau international et favoriser l’élaboration et la promotion des méthodologies et des procédures nécessaires.

2. L’évaluation des titres universitaires évoluera pour passer de l’évaluation des diplomes a celle des compétences

L’éducation est dans une phase de développement et de mutation rapides. Dans de nombreux pays, les instituts d’enseignement supérieur offrent des cours de différents niveaux et durées en dehors des programmes officiels. De nombreuses instituts se lancent dans le domaine de l’éducation transnationale et offrent des programmes a l’étranger. De nouveaux prestataires commencent a ztre bien établis sur le marché de l’éducation: prestataires privés en coopération avec des entreprises et prestataires d’éducation virtuelle. La part de l’enseignement privé dans la formation en cours d’emploi et dans l’entreprise est trcs importante. En outre, de nombreux instituts ont découvert l’intérzt que présente l’expérience professionnelle, ce qui débouche a la fois sur des cours pratiques et sur l’homologation des connaissances antérieures d’aprcs leur propre structure de qualifications. Lorsque l’on décrit les programmes et les qualifications, la nouvelle tendance est de se concentrer sur les résultats obtenus en termes de compétences des diplomés et non de relier ces derniers au processus éducatif ou au programme d’enseignement.

Les conséquences pour l’évaluation des titres universitaires sont les suivantes: l’évaluation traditionnelle des diplomes par comparaison des programmes d’enseignement supérieur ne couvrira pas la totalité de l’enseignement. La solution consiste a examiner les compétences du titulaire du titre universitaire ou ses qualifications.

Une autre faeon d’aborder le problcme qui vient d’ztre mentionné est de le faire dans la perspective, de nouveau, du marché du travail. Les employeurs sont sensibles aux connaissances, a l’expérience, a l’attitude et aux capacités, c’est-a-dire aux compétences de leurs employés. Ils s’intéressent moins au processus par lequel ces compétences ont été acquises, qu’il s’agisse d’enseignement classique, d’enseignement universitaire supérieur, de cours privés, de formation en cours d’emploi ou d’apprentissage pratique. Comme indiqué ci-dessus, ce sont les formes trcs diverses d’enseignement qui ne relcvent pas de l’enseignement supérieur qui sont les plus prisées actuellement.

Il faudra adapter l’évaluation des titres universitaires a cette évolution. De nouvelles approches, de nouvelles méthodologies et procédures doivent ztre élaborées. Le réseau devrait jouer un role pionnier et coordinateur a cet égard.

3. Contacts officiels et coopération élargie avec des organismes d’assurance-qualité/réseau européen d’assurance-qualité.

La qualité et en conséquence l’homologation des cours et des établissements d’enseignement sont l’un des problcmes clés pour les évaluateurs des titres universitaires. Des informations fiables sur la qualité sont essentielles pour le processus de reconnaissance internationale en particulier, dans un environnement pédagogique qui évolue rapidement. A ce sujet, les préoccupations des ENIC colncident avec celles des organismes nationaux d’assurance-qualité. L’éducation transnationale, l’éducation virtuelle, l’enseignement privé, sont autant de priorités pour les réseaux d’experts en assurance-qualité et d’évaluateurs des titres universitaires. C’est pourquoi ces réseaux devraient intensifier les contacts, identifier les intérzts communs et si possible unir leurs forces.

Sur la base des questions susmentionnées, un plan d’action énoneant des priorités claires devrait ztre élaboré par le réseau ENIC.

ACTION

Le réseau ENIC est invité a contribuer plus avant a l’élaboration de sa stratégie et a charger son bureau de mener ces travaux en coopération avec le Conseil consultatif du NARIC et les secrétariats.

 

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